L'indivision désigne la situation où plusieurs personnes détiennent ensemble un même bien, chacune pour une part (la « quote-part »), sans que cette part corresponde à une pièce précise du logement. Personne ne possède « la cuisine » : chacun possède un pourcentage de l'ensemble.
Elle naît le plus souvent d'une succession, automatiquement, au décès du propriétaire. Ce cas est traité dans l'article sur le bien reçu en héritage.
Elle naît aussi d'un achat à plusieurs : un couple non marié, des amis, une fratrie qui investit ensemble. La part de chacun correspond alors à ce qu'il a apporté, et doit être écrite dans l'acte d'achat.
Elle survit enfin à une séparation : un divorce ou une rupture de PACS laisse souvent deux ex-conjoints propriétaires du même bien, parfois pendant des années.
Ces trois origines donnent les mêmes règles, mais pas la même ambiance. Une indivision entre associés se gère ; une indivision après rupture se négocie.
C'est le cœur du sujet, et la source de presque tous les blocages. La loi distingue trois types de décisions, selon leur importance.
Les décisions urgentes pour protéger le bien (réparer une fuite, assurer le bien, empêcher une dégradation) peuvent être prises par un seul propriétaire, même sans l'accord des autres. L'urgence prime.
Les décisions de gestion courante (mettre en location un logement d'habitation, signer un mandat de gestion, engager l'entretien courant) demandent l'accord de propriétaires qui détiennent ensemble au moins les deux tiers du bien. On compte les parts, pas les personnes : celui qui détient 70 % du bien décide seul.
Les décisions lourdes, comme vendre, mettre le bien en garantie d'un prêt ou signer un bail commercial, exigent l'accord de tous. Un seul opposant suffit à bloquer.
Conséquence pratique : louer reste souvent possible sans accord total, vendre jamais. C'est pourquoi la mise en location est fréquemment la sortie de crise la plus réaliste à court terme.
Tout se répartit selon la part de chacun, et c'est la tenue des comptes qui évite les conflits, pas la bonne volonté.
Les charges (taxe foncière, charges de copropriété, assurance, entretien) sont payées par chaque propriétaire, selon sa part.
Les loyers se répartissent de la même façon, et chacun déclare sa part aux impôts, dans ses revenus fonciers.
Celui qui habite le bien doit aux autres une compensation, une sorte de loyer appelée « indemnité d'occupation ». C'est le point le plus souvent oublié après une séparation, et elle se rattrape au moment du partage du bien, parfois sur plusieurs années.
Celui qui avance des frais pour tout le monde peut en demander le remboursement, à condition de garder les justificatifs. Sans facture, impossible de se faire rembourser.
Le principe est simple : personne ne peut être obligé de rester propriétaire à plusieurs. Les modalités le sont moins.
L'accord à l'amiable est la voie normale : soit l'un des propriétaires garde le bien et dédommage les autres, soit on le vend et on se partage le prix.
Le rachat de parts permet à l'un des propriétaires de racheter celles des autres. Il faut s'entendre sur la valeur du bien (une expertise évite bien des disputes) et financer le rachat.
La convention d'indivision est un contrat signé entre les propriétaires pour s'organiser sans vendre : elle désigne celui qui gère, fixe les règles de décision, et se signe pour une durée fixe, renouvelable. C'est l'outil le plus utile et le moins connu.
Le recours au tribunal est la dernière solution. Le juge peut imposer la vente aux enchères, souvent sous le prix du marché. Tout le monde y perd : c'est l'argument qui débloque le plus de négociations.
Mandater un tiers pour la gestion. Un professionnel qui encaisse, répartit et rend des comptes neutralise la question « qui s'en occupe », principale source de tensions entre propriétaires.
Désigner un interlocuteur unique face au locataire, aux artisans et au syndic. Un locataire qui reçoit trois consignes contradictoires n'en applique aucune.
Tenir des comptes écrits dès le premier euro : charges avancées, loyers perçus, travaux engagés. Le partage aura lieu un jour, et la mémoire ne suffira pas.
Signer une convention d'indivision quand la situation doit durer. Elle transforme une situation subie en organisation choisie.
Ne pas laisser le bien vide en attendant un accord : c'est la seule décision qui fait perdre de l'argent à tout le monde, sans exception.
C’est précisément ce que nous faisons pour les propriétaires en indivision : découvrez nos services.
Peut-on louer un bien en indivision sans l'accord de tous ?
Oui. Pour une location classique, l'accord des propriétaires qui détiennent ensemble les deux tiers du bien suffit. Ceux qui sont contre doivent simplement en être informés.
Un indivisaire peut-il vendre sa part seul ?
Oui, il peut vendre sa part, mais il doit d'abord prévenir les autres propriétaires par écrit : ils sont prioritaires pour la racheter.
Qui paie si un indivisaire refuse de participer aux charges ?
Les autres paient à sa place, et la somme lui sera retenue au moment du partage. On peut aussi lui réclamer le remboursement en justice, factures à l'appui.
L'ex-conjoint qui habite le bien doit-il payer quelque chose ?
Oui, une compensation versée aux autres propriétaires (l'« indemnité d'occupation »), proche du loyer que le logement pourrait rapporter. Elle se règle au partage si elle n'a pas été versée avant.
Combien de temps peut durer une indivision ?
Sans limite, tant qu'aucun des propriétaires ne demande à en sortir. Une convention d'indivision permet de l'organiser sur une durée déterminée, renouvelable.
Honoraires à 5,5 % TTC. Garantie loyers impayés dès le premier centime.
Le guide complet de la gestion locative
Pourquoi confier son bien à un professionnel
Je suis loin de mon bien
Diane Sabourin
Votre interlocutrice dédiée
Gazeran (78), aux portes de Rambouillet
Rambouillet, Le Perray-en-Yvelines, Les Essarts-le-Roi, Saint-Arnoult-en-Yvelines, Cernay-la-Ville, Épernon, Maintenon.
© 2026 DS Gestion. Tous droits réservés.