Chez DS Gestion, gestionnaire immobilier à Rambouillet, nous faisons une veille régulière pour pouvoir informer nos clients des actualités juridiques de notre métier et les aider à anticiper les impacts que cela aura sur eux. Aujourd’hui, cela concerne les places de stationnement.
Certaines copropriétés envisagent de vendre des places de stationnement “visiteurs” lorsqu’elles semblent inutilisées. Pourtant, ces emplacements ne sont pas des places comme les autres : ils sont imposés par le plan local d’urbanisme (PLU) et doivent rester affectés à cet usage. Les vendre peut entraîner une infraction et exposer l’ensemble des copropriétaires, y compris les bailleurs, à des sanctions. Voici, simplement et concrètement, ce que vous devez absolument savoir.
Chez DS Gestion, gestionnaire immobilier à Rambouillet, nous faisons une veille régulière pour pouvoir informer nos clients des actualités juridiques de notre métier et les aider à anticiper les impacts que cela aura sur eux. Aujourd’hui, cela concerne les places de stationnement.
Certaines copropriétés envisagent de vendre des places de stationnement “visiteurs” lorsqu’elles semblent inutilisées. Pourtant, ces emplacements ne sont pas des places comme les autres : ils sont imposés par le plan local d’urbanisme (PLU) et doivent rester affectés à cet usage. Les vendre peut entraîner une infraction et exposer l’ensemble des copropriétaires, y compris les bailleurs, à des sanctions. Voici, simplement et concrètement, ce que vous devez absolument savoir.
Lorsqu’un immeuble est construit, son permis de construire fixe le nombre de places de stationnement destinées aux résidents et aux visiteurs, conformément au Plan Local d’Urbanisme (ou PLU)
Par exemple, on voit fréquemment dans les règlements d’urbanisme :
Une place par logement pour les résidents
10% de places supplémentaires pour les visiteurs
Ces places sont une exigence réglementaire. Leur maintien en nombre et en usage est obligatoire tant que l’immeuble existe.
La décision pertinente est la suivante : Cour de cassation, chambre criminelle, 27 février 2024, n° 23 82.639.
Elle rappelle qu’une construction ou un aménagement ne peut pas être utilisé d’une manière contraire aux obligations fixées par le PLU.
Ce principe vaut notamment pour les stationnements imposés par le permis de construire.
Ainsi, réduire le nombre de places visiteurs obligatoires, par vente ou privatisation, peut constituer une infraction au PLU.
Ne plus respecter le nombre minimal de places prévu entraîne plusieurs conséquences :
L’immeuble devient non conforme au PLU
Une vente réalisée en contradiction avec cette règle peut être contestée
La commune peut exiger la remise en conformité
Pour un bailleur, cela peut impliquer des appels de fonds imprévus, une perte de valeur du bien ou des obstacles en cas de revente.
Lorsqu’un immeuble est construit, son permis de construire fixe le nombre de places de stationnement destinées aux résidents et aux visiteurs, conformément au Plan Local d’Urbanisme (ou PLU)
Par exemple, on voit fréquemment dans les règlements d’urbanisme :
Une place par logement pour les résidents
10% de places supplémentaires pour les visiteurs
Ces places sont une exigence réglementaire. Leur maintien en nombre et en usage est obligatoire tant que l’immeuble existe.
La décision pertinente est la suivante : Cour de cassation, chambre criminelle, 27 février 2024, n° 23 82.639.
Elle rappelle qu’une construction ou un aménagement ne peut pas être utilisé d’une manière contraire aux obligations fixées par le PLU.
Ce principe vaut notamment pour les stationnements imposés par le permis de construire.
Ainsi, réduire le nombre de places visiteurs obligatoires, par vente ou privatisation, peut constituer une infraction au PLU.
Ne plus respecter le nombre minimal de places prévu entraîne plusieurs conséquences :
L’immeuble devient non conforme au PLU
Une vente réalisée en contradiction avec cette règle peut être contestée
La commune peut exiger la remise en conformité
Pour un bailleur, cela peut impliquer des appels de fonds imprévus, une perte de valeur du bien ou des obstacles en cas de revente.
Deux articles essentiels encadrent l’affaire :
Article L.421-6 : toute construction doit respecter le PLU et les obligations qui lui sont associées (dont les stationnements).
Article L.480-4 : prévoit les sanctions en cas d’infraction (amendes, obligation de mise en conformité, poursuites pénales).
Même si la copropriété souhaite vendre ou attribuer ces places :
Ce changement modifie une condition du permis de construire
Il entraîne une défaillance du nombre de places requis
Il constitue donc potentiellement une infraction urbanistique
Le PLU ne distingue pas selon l’usage réel : une place visiteurs doit rester une place visiteurs.
Selon l’article L.480-4 et la jurisprudence :
Amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros
Annulation possible des ventes conclues en opposition au PLU
Remise en état obligatoire poru la copropriété (recréer des places visiteurs)
Responsabilité du syndic ou du conseil syndical en cas d’inaction
Ce sont des coûts qui, in fine, retombent sur l’ensemble des copropriétaires, y compris les bailleurs.
Deux articles essentiels encadrent l’affaire :
Article L.421-6 : toute construction doit respecter le PLU et les obligations qui lui sont associées (dont les stationnements).
Article L.480-4 : prévoit les sanctions en cas d’infraction (amendes, obligation de mise en conformité, poursuites pénales).
Même si la copropriété souhaite vendre ou attribuer ces places :
Ce changement modifie une condition du permis de construire
Il entraîne une défaillance du nombre de places requis
Il constitue donc potentiellement une infraction urbanistique
Le PLU ne distingue pas selon l’usage réel : une place visiteurs doit rester une place visiteurs.
Selon l’article L.480-4 et la jurisprudence :
Amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros
Annulation possible des ventes conclues en opposition au PLU
Remise en état obligatoire poru la copropriété (recréer des places visiteurs)
Responsabilité du syndic ou du conseil syndical en cas d’inaction
Ce sont des coûts qui, in fine, retombent sur l’ensemble des copropriétaires, y compris les bailleurs.
Un immeuble sans places visiteurs peut rebuter :
Les familles, souvent concernées par les visites régulières
Les locataires avec plusieurs véhicules
Les clients professionnels
Moins de confort = plus de vacance locative.
Si la commune impose une remise en conformité :
Les travaux peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros
Le coût est réparti entre tous les copropriétaires
Vous payez, même si vous n’aviez pas participé à la décision
Un notaire peut :
Considérer l’immeuble non conforme au PLU
Demander une expertise complémentaire
Faire baisser le prix de vente, voire bloquer la transaction
Pour un investisseur, c’est un point de vigilance majeur.
Un immeuble sans places visiteurs peut rebuter :
Les familles, souvent concernées par les visites régulières
Les locataires avec plusieurs véhicules
Les clients professionnels
Moins de confort = plus de vacance locative.
Si la commune impose une remise en conformité :
Les travaux peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros
Le coût est réparti entre tous les copropriétaires
Vous payez, même si vous n’aviez pas participé à la décision
Un notaire peut :
Considérer l’immeuble non conforme au PLU
Demander une expertise complémentaire
Faire baisser le prix de vente, voire bloquer la transaction
Pour un investisseur, c’est un point de vigilance majeur.
Voici les vérifications pratiques à effectuer pour éviter une mauvaise surprise.
Demander au syndic les documents initiaux (plan de stationnement, permis de construire).
Comparer avec le PLU disponible sur le Géoportail de l’urbanisme.
Relire les décisions d’assemblée générale : certaines ventes anciennes ou projets peuvent avoir été votés.
Demander un certificat de conformité en cas de vente du logement : indispensable pour éviter un contentieux ultérieur.
Une copropriété construite en 2010 dispose, selon son permis, de :
50 places résidents
5 places visiteurs
Si elle en vend 2 à des propriétaires, elle tombe en dessous du seuil obligatoire. En cas de contrôle ou de plainte, la mairie peut imposer la recréation de deux places visiteurs, aux frais de toute la copropriété.
Pour vous l’enjeu est simple : sécuriser votre investissement en vous assurant que la copropriété respecte ses obligations. Nous pouvons vous accompagner pour analyser les documents, anticiper les risques et vous accompagner avant qu’un problème ne survienne.
Un doute sur votre copropriété ? Contactez-nous : mieux vaut prévenir que payer une remise en conformité.
Non. Une location permanente assimile la place à une privatisation et peut contrevenir au PLU.
En consultant le permis de construire et le PLU. Le syndic doit pouvoir vous fournir ces documents.
Sanctions financières, annulation des ventes, obligation de remise en état, poursuites fondées sur l’article L.480-4 du Code de l’urbanisme.
Elle constitue une modification de l’affectation prévue par le PLU et peut être sanctionnée pénalement.
Non, sauf si la copropriété maintient le nombre minimal imposé par le PLU — ce qui est rarement possible dans les faits.
Oui. Un immeuble non conforme peut être dévalorisé et compliquer une future vente.